Death Of Art

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22 juillet 2007

Dialogue

 

L'excitation est là, elle bout à l'extrémité de mes doigts, brûlante et tremblante. Elle m'attendait...Je suis de nouveau venu la saluer, cette brave et vieille amie, pour un voyage plus long que de coutume. Et oui ma grande, il va falloir me supporter pendant un petit moment. D'autant que je te l'ai pas dit, mais j'ai pas trop le choix.

 

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Frapper, frapper plus fort son visage. Elle me regarde, les yeux hagards, ne comprenant pas vraiment mon accès soudain de furie. Je crois que son nez est déjà brisé, ou du moins, fendu, car le dernier coup que j'ai porté m'a proposé d'entendre une mélodie nouvelle. Qu'importe, je ne suis pas là pour faire du sentiment, j'ai du travail, moi, Monsieur. Je ramasse donc le tesson de bouteille, bouteille que j'avais préalablement cassé, bien sur, que j'avais soigneusement posé a coté de moi. Oh, c'est mignon, on dirais que son regard me parle...

« Non, je t'en supplie, pas ça », me dis-t-il.
- Tu sais, cette formulation syntaxique a tellement été utilisée qu'elle n'a plus sur moi aucun effet », lui répons-je.

Je commence donc à lui enfoncer le tesson sur la pommette, en prenant soin de ne pas crever les yeux, mais juste d'arracher les chairs des paupières inférieures. Décidant alors que je suis fatigué et que je devrais dormir pour être en forme le lendemain, je remonte donc de la cave, me lave les mains sous une eau tiède, et pars me coucher.
Il est dur de ne pas être préoccupé par ces choses simples de la vie. Il est dur d'aimer strictement personne. On doit s'adapter, ou mourir...
Ca doit être de la faute de Dieu... Le plus grand humoriste de l'histoire lui...enfin, pardon, Lui. Pas de bol d'être l'Éternel, prisonnier de son immortalité, pas le choix, on peut pas mourir quand on est Dieu... Alors je pense que si j'avais été Dieu, j'aurais fait la même blague que lui, j'aurais créé l'Homme, par ce que merde, avoir des supers pouvoirs aussi délires, c'est pas pour pas s'en servir...Par ce que l'Homme, lui, au moins il peut mourir et profiter un peu du temps, chose que Dieu il peut pas faire (au passage, ça devais être un caprice pour son Fils, qui voulais savoir ce que ça faisait, le Temps).
Mais l'Homme est con.. Et c'est pas de moi...Non, l'Homme est con par ce que lui, ce qu'il veut, c'est pas mourir, pour profiter encore plus du temps...Ouai, mais sans temps, t'en profites pas connard, du temps!
Blaireaux...
Mais vu que Dieu il connait pas ça le temps, il s'est pas douté des effets peu désirables (vous savez, comme sur les boites de médicaments, les effets secondaires qui sont généralement des diahrées en cascades, des vomissements glaireux, des vertiges, l'impression d'écouter de la musique des années 80 en mangeant une bouillabaisse surgelée, et des fois tout d'un coup). On souffre, Ducon! Par ce que espèce de Saint Connard, pour qu'on profite des moments où on souffre pas, il faut que souvent, on souffre.
Bien...
Par contre, un truc bien avec le temps, c'est qu'on peut écouter de la musique... Héhé, je comprend qu'il demande aux grenouilles de lui chanter ces chants, aussi immondes soient-ils, par ce qu'il doit se faire chier le Dieu...Ah, mais non, il connais pas le temps, donc il sais même pas ce que ça fais que de se faire chier... Ahah, looser va...
Non merci, l'Éternité, très peu pour moi, je ne veux pas de votre éternelle extase paradisiaque où vous savez même pas ce que ça fait que d'écouter un peu de musique. Bande de cons va...

Je pense qu'il faut faire une fausse liaison entre « allais » et « aller » et dites « allais-r-aller », je trouve ça joli.

Mais chut, elle crois que je suis parti...

Je prends donc cette barre de fer légèrement lourde (l'oxymore, c'est de la masturbation) qui traine à côté de la porte, l'ouvre brusquement et lui assène un violent coup sur l'épaule, de bas en haut, au niveau de la clavicule espérant la lui briser. Mais non, je rate mon coup et lui racle l'oreille lui arrachant les lobes internes et externes... Zut, moi qui voulais rigoler un peu.
Je m'excuse donc poliment, repose la barre et laisse mon amie attachée à son moelleux fauteuil de velours.(oui car je sais tout de même recevoir mes invités).

Je pars donc marcher dans ma nuit, seul, dans la campagne fraîche et bruyante des grésillements des insectes, une bouteille de whisky du Tennessee à la main. Cette nuit là, je fus éblouis pas la lumière des étoiles, de telle façon qu'en ce siècle décadent où même les artistes n'ont pas droit à la misère et doivent passer à la télé pour qu'on se souvienne d'eux, je me vis conversant avec cette nouvelle idole noire qu'est Charles Baudelaire, médusé de ce futur absurde mais enthousiasmé par les hamburgers gratuits qu'on lui offraient grâce aux droits d'auteurs dus à ses vers figurant sur les emballages jetables desdits hamburgers.

A suivre...

NB: attention, il y a dans ces textes des figures de styles absolument ridicules, d'autres volontaires, et certaines même qui ne le sont pas (volontaires, ou des figures de styles, c'est un peu la proposition infinitive française, mais j'ai jamais pu encadrer les latinistes, à vous donc de décider du ton de ma phrase). Toute mauvaise interpretation de l'une d'entre elle peut vous passer a coté de l'ENSEMBLE des autres, et comme vous etes un exellent litteraire, par extention, à coté de l'ensemble de ces textes. Mon conseil serait donc de ne pas les lire bite à la main ou majeur sur clitoris, mais plutot sans trop vous poser de questions, en vous forgeant votre opinion sur le sens de tout ca -l'opinion qui vous plait le plus-, tout en vous disant que je suis tellement vicieux que je n'ai peut être même pas tout dit dans cet avertissement.

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