01 février 2007
Un vent au parfum de tempête
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Projet de longue haleine 1ere partie
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Projet de longue haleine 2eme partie
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Projet de longue haleine 3eme partie
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Projet de longue haleine 4eme partie
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28 février 2007
Petite chose I
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Petite chose II
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19 juin 2007
Forgotten Tomb _ Springtime Depression
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22 juillet 2007
Dialogue
L'excitation est là, elle bout à l'extrémité de mes doigts, brûlante et tremblante. Elle m'attendait...Je suis de nouveau venu la saluer, cette brave et vieille amie, pour un voyage plus long que de coutume. Et oui ma grande, il va falloir me supporter pendant un petit moment. D'autant que je te l'ai pas dit, mais j'ai pas trop le choix.
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Frapper, frapper plus fort son visage. Elle me regarde, les yeux hagards, ne comprenant pas vraiment mon accès soudain à ce qu'ils appèlent violence. Je crois que son nez est déjà brisé, ou du moins, fendu, car le dernier coup que j'ai porté a eu deux conséquences bizarres: un bruit de craquement étrange et une sensation nouvelle sous le poing. Qu'importe, je ne suis pas là pour faire du sentiment, j'ai du travail, moi, Monsieur. Je ramasse donc le tesson de bouteille, bouteille que j'avais préalablement cassé, bien sur, que j'avais soigneusement posé a coté de moi. Oh, c'est mignon, on dirais que son regard me parle...
«
Non, je t'en supplie, pas ça », me dis-t-il.
- Tu
sais, cette formulation syntaxique a tellement été
utilisée qu'elle n'a plus sur moi aucun effet », lui
répons-je.
Je
commence donc à lui enfoncer le tesson sur la pommette, en
prenant soin de ne pas crever les yeux, mais juste d'arracher les
chairs des paupières inférieures. Décidant alors
que je suis fatigué et que je devrais dormir pour être
en forme le lendemain, je remonte donc de la cave, ma lave les mains
sous une eau tiède, et pars me coucher.
Tout de même,
il est dur d'être autre de nos jours. Il est dur de ne pas être
préoccupé par ces choses simples de la vie de tous. Il
est dur de n'aimer strictement personne. On doit s'adapter, ou
mourir...
Ah, sacré Dieu... Le plus grand humoriste de
l'histoire lui...enfin, pardon, Lui. Pas de bol d'être
l'Éternel, prisonnier de son immortalité, pas le choix,
on peut pas mourir quand on est Dieu... Alors je pense que si j'avais
été Dieu, j'aurais fait la même blague que lui,
j'aurais créé l'Homme, par ce que merde, avoir des
supers pouvoirs aussi délires, c'est pas pour pas s'en
servir...Par ce que l'Homme, lui, au moins il peut mourir et profiter
un peu du temps, chose que Dieu il peut pas faire (au passage, ça
devais être un caprice pour son Fils, qui voulais savoir ce que
ça faisait, le Temps).
Mais l'Homme est con.. Et c'est pas
de moi...Non, l'Homme est con par ce que lui, ce qu'il veut, c'est
pas mourir, pour profiter encore plus du temps...Ouai, mais sans
temps, t'en profites pas connard, du temps!
Blaireaux...
Mais
vu que Dieu il connait pas ça le temps, il s'est pas douté
des effets peu désirables (vous savez, comme sur les boites de
médicaments, les effets secondaires qui sont généralement
des diahrées en cascades, des vomissements glaireux, des
vertiges, l'impression de regarder les 4 Taxis en mangeant une
bouillabaisse surgelée, et des fois tout d'un coup). On
souffre, Ducon! Par ce que espèce de Saint Connard, pour qu'on
profite des moments où on souffre pas, il faut que souvent, on
souffre.
Bien...
Par contre, un truc bien avec le temps, c'est
qu'on peut écouter de la musique... Héhé, je
comprend qu'il demande aux grenouilles de lui chanter ces chants,
aussi immondes soient-ils, par ce qu'il doit se faire chier le
Dieu...Ah, mais non, il connais pas le temps, donc il sais même
pas ce que ça fais que de se faire chier... Ahah, looser
va...
Non merci, l'Éternité, très peu pour
moi, je ne veux pas de votre éternelle extase paradisiaque où
vous savez même pas ce que ça fait que d'écouter
un peu de musique. Bande de cons va...
Mais j'oubliais, j'étais simplement en train de vous conter comment je torturais cette pauvre personne, et j'allais aller me coucher (s'il vous plais, faites une fausse liaison entre « allais » et « aller » et dites « allais-r-aller », je trouve ça joli) la laissant toute pantelante et étourdie...
Mais chut, elle crois que je suis parti...
Je
prends donc cette barre de fer légèrement lourde qui
traine à côté de la porte, l'ouvre brusquement et
lui assène un violent coup sur l'épaule, de bas en
haut, au niveau de la clavicule espérant la lui briser. Mais
non, je rate mon coup et lui racle l'oreille lui arrachant les lobes
internes et externes... Zut, moi qui voulais rigoler un peu.
Je
m'excuse donc poliment, repose la barre et laisse mon amie attachée
à son moelleux fauteuil de velours.(oui car je sais tout de
même recevoir mes invités).
Je
pars donc marcher dans ma nuit, seul, dans la campagne fraîche
et bruyante des grésillements des insectes, une bouteille de
whisky du Tennessee à la main. Cette nuit là, je fus
éblouis pas la lumière des étoiles, de telle
façon qu'en ce siècle décadent où même
les artistes n'ont pas droit à la misère et doivent
passer à la télé pour qu'on se souvienne d'eux,
je me vis conversant avec cette nouvelle idole noire qu'est Charles
Baudelaire, médusé de ce futur absurde mais
enthousiasmé par les hamburgers gratuits qu'on lui offraient
grâce aux droits d'auteurs dus à ses vers figurant sur
les emballages jetables desdits hamburgers.
A suivre...
10 août 2007
Mmmmmhhhhh..... On m'a un jour dit que le sadisme était le fait de faire mal par plaisir. Je suis un peu déçu de ne pas être sadique, moi je fais juste ça pour frimer, pour le style. Mais rendez vous tout de même compte qu'il est très dur de faire mal, et ce encore plus simplement avec des mots. Tuer un symbole est extrêmement simple (d'autant que ça a été fait des dizaines de fois, prenez simplement la croix renversée, au début ça émoustille, mais on s'habitue trop vite), mais en allant au delà des pénibles et faciles épluchages de nourrissons et énucléations de personnes âgées, il est très dur, disais-je, de faire mieux! Alors oui, je reconnais que l'évocation d'une torture est assez pénible, mais elle fait trop vite sourire. Exit les grignotages de parties génitales, brûlures oculaires à l'aide de fer à souder (aussi répugnant que cela paraisse, on peut faire des blagues avec, si si), et autres écrasements de crânes enfantins offerts en spectacle à leurs parents. Non. C'est usé déjà tout ça. Il faut connaîte réellement la personne à qui l'on parle pour parvenir à la répugner vraiment, pour réussir le tour de force de vous faire détester en ne prononçant qu'une parole.
Héhé, sauf que cela devient de plus en plus facile, les gens se ressemblent de plus en plus.
Arriver a transmettre le sentiment de honte est tellement aisé, il suffit d'ignorer les sacro saintes règles de politesse de nos sociétés pudiques pour faire chier le plus stable des connards et se faire détester de ce connard. Mission accomplie.
Une méthode simple consiste en la moquerie, très utilisée par les jeunes enfant, à qui l'on inculque que c'est pas bien de se moquer. Par exemple, vous, ne vous êtes vous jamais moqué d'un homosexuel, d'un juif, d'une personne à l'accoutrement bizarre, d'un arabe, d'un handicapé moteur ou mental, d'une bigote, d'un curé ou d'une none, d'une personne âgée, d'une personne qui porte une moumoute, d'une personne ayant trop bu, d'un intelo, d'un autiste, d'un collégien, d'une personne tombant dans les escaliers, d'un con, d'une personne de gauche, d'une lesbienne, d'un rappeur, d'une personne de droite, d'un fermier, d'un asiatique, d'une personne qui n'a pas d'amis, d'une personne banale, de votre supérieur hiérarchique, de votre inférieur hiérarchique, d'une personne centriste, d'un roux, d'un acteur porno, d'un dialoguiste porno, d'un moche, d'un masochiste, d'un naïf, d'un militaire, d'un patineur artistique, d'une personne de télévision, d'un auteur, d'un prof, d'un scientifique ou du connard qui se gratte le nez dans la voiture devant vous dans un bouchon?
Si
vous répondez “non” a chacune de ces propositions, allez
vous pendre...Sinon, essayez en publique et devant la catégorie
visée, c'est assez radicale. Même de simple fait
d'énoncer la catégorie vous fait souvent haïr du
premier coup. Exemple: “Hey, t'es homo?”. “ Hey, t'es con?”.
“Hey, t'es banal?”.
Bref, je vais pas tous les refaire....